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Au Club de la Presse, le « parler vrai » de Christophe Bouchet

Publié par Alexia Mellier le 15/01/2018

Christophe Bouchet, élu maire de Tours après le départ de Serge Babary pour le Palais du Luxembourg, était l’invité du premier déjeuner de l’année du Club de la Presse Centre-Val de Loire. De ses premiers pas d’édile à ses projets pour la ville, il s’est livré sans concession aux adhérents présents. Par Alexia Mellier

« Je m’éclate ». Christophe Bouchet se sent très à l’aise dans son nouveau costume de premier magistrat de la ville de Tours, élu au bénéfice de l’âge face à Xavier Dateu en septembre dernier. Invité particulièrement prolixe du premier déjeuner de l’année du CPCVL, le quinquagénaire à l’allure de dandy a dit ne rien vouloir cacher à son auditoire, parlant de la « réalité budgétaire pénible », de quelques points noirs de la politique locale qu’il souhaite gommer, de ses engagements subsidiaires pour Tours… « Je ne vous ferai pas rêver. Pas cette année. Peut-être l’année prochaine », annonce-t-il avant de parler de ses vœux.


Politique de proximité et de rayonnement

« Je veux restaurer la proximité », dit-il dans un premier temps. Il compare ainsi le budget affecté à la voirie de 1,4 million d’euros pour Tours et de 4 millions pour Joué-lès-Tours, parle d’un audit mené au sein de la police municipale et d’une hausse nécessaire du nombre d’agents, de la Métropole « qui doit se développer autour de ses racines que sont la Loire, le Cher et l’Indre »… Sous-entendu, élargir la Métropole à de nouvelles communes. Il compare cette fois Orléans et Tours, « deux métropoles dans la plus petite région de France », l’une étant aux portes du siège régional, ce qui facilite les échanges et demandes de subventions, l’autre étant « recroquevillée ». Les leviers du développement, selon l’ancien adjoint au rayonnement de la Ville : le tourisme, « ce n’est pas un gadget ! », et le développement durable. « Nous devons caractériser notre métropole, pourquoi pas à travers le bio : le bio dans ce que nous mangeons mais aussi par les bio-médicaments, la bio-cosmétique… ».

La deuxième ligne de tramway est aussi venue sur la table. Si le vice-président de Tours Métropole avoue que, dans son esprit, le tracé de la future ligne était « corrélé à Saint-Pierre-Des-Corps », il étouffe l’amorce d’un débat en précisant : « le problème, c’est la traversée de l’autoroute ». Autre sujet mis au placard : le téléphérique. « Pas possible, faudrait une ligne droite ! ». Moins figé, l’édile a évoqué le projet des bords de Loire. « Un succès ! L’équipe italienne a présenté un projet à l’image de ce que je voulais faire (…) Une première ligne de budget pour ce projet pourrait apparaître cette année ». Sans plus de révélations sur le calendrier ou sur le budget qui pourrait être consacré, Christophe Bouchet a ajouté : « l’objectif de la présentation de ce projet au grand public était de faire de la pédagogie ». Puis, pour mettre fin à la contestation naissante sur la fin du stationnement gratuit aux bords de la Loire : « la tendance est de ne plus avoir de voitures en bord de Loire »

La « réalité budgétaire pénible »

« Réalité budgétaire pénible »« péril budgétaire significatif » ou « réalité de l’argent public rare » : c’est par ces mots que Christophe Bouchet a parlé de la situation financière de Tours. « Le budget de Tours, c’est 150 millions d’euros. Sa dette, 230 millions… Notre capacité d’investissement est très limitée. Depuis 30 ans, - sans vouloir remettre en question les mandats précédents de Jean, Jean et Serge… -, la vérité c’est que nous avons un emprunt obligataire à 6% à rembourser à l’échéance 2023-2026 qui a été constamment repoussé. Pendant ce temps, les équipements sportifs et scolaires n’ont pas été rénovés si bien que 75% des équipements sont aujourd’hui obsolètes. Ce tableau que je vous dresse aujourd’hui, personne ne veut le rendre public. Et pourtant, il faut le faire : c’est pourquoi je vais lancer très prochainement des états généraux pour faire connaître la situation aux Tourangeaux ». Pour tenter d’endiguer la situation, le nouveau maire souhaite vendre les biens immobiliers de la Ville récemment répertoriés, s’appuyer sur la Métropole, la Région et toute aide extérieure nécessaire et mettre fin à une gestion trop souvent menée en régie et trop conservatrice de Tours.