Libres... enfin libres
La libération que tout le monde attendait mais que l'on n'espérait plus.
Après 18 mois de captivité, la nouvelle est tombée. Il était un peu plus de 15 heures, mercredi 29 juin. RSF - Reporters sans Frontières - annonçaient sybillin : "Stéphane et Stéphane sont libres ! " Au même moment, le Comité de soutien aux otages -.car ils n'étaient pas encore des ex-otages - manifestait à Paris pour rappeler qu'on en était à 547 jours de captivité.
La nouvelle court sur les portables. Les visages sont incrédules. On se passe l'information. C'est magnifique. L'instant est irréel. Les rires, les larmes, la joie intense. Les sentiments sont mêlés. On se congratule pour y croire. C'est donc vrai, vraiment vrai ! On veut vérifier l'authenticité de cette information. C'est un reflexe journalistique.
Voilà ! Après 18 mois de captivité, nos confrères Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier sont libres. La profession, les familles, les amis sont rassurés. Une joie et un soulagement.
Mais comment vont-ils ? Ont-ils été bien traités ? N'ont-ils pas trop souffert de cette privation de liberté ? Y a-t-il eu des compensations pour cette libération ? Lesquelles ? On parle de plusieurs millions… Des Talibans auraient été libérés par le président afghan. "Il y a des circonstances où la raison d'état l'emporte" dixit le Ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé.
Et puis quid aussi du choc post-traumatique ? On a appris que les ex-otages ont été détenus séparément pendant 8 mois. Comment vont-ils vivre cette ivresse du retour qui s'appelle la liberté ? On sait aussi que leurs trois accompagnateurs ont été libérés quelques jours auparavant.
Et puis quid aussi du choc post-traumatique ? On a appris que les ex-otages ont été détenus séparément pendant 8 mois. Comment vont-ils vivre cette ivresse du retour qui s'appelle la liberté ? On sait aussi que leurs trois accompagnateurs ont été libérés quelques jours auparavant.
Arrivés en soirée dans la résidence de l'ambassadeur à Kaboul, et à l'heure de passer à table, Hervé et Stéphane ont lancé, ironiques : “Surtout pas de riz et pas de haricots rouges" . Signe que leur humour est resté intact.
Théophile MBAKA
Président du CPVL.
Théophile MBAKA
Président du CPVL.






